![]() Plate-forme : Bande Dessinée Date de sortie : 18 Juin 2026 Options : Alertes - Voter pour ce jeu Editeur : Développeur : Genre : Bande dessinée Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0078/10 Scénario et dessin : Kent Great Kaiju Gaea-Tima (Daikai Gaea-Tima) ) est une série toujours en cours de parution au Japon et qui a connu huit tomes à ce jour aux éditions Kodansha. La ville portuaire de Sukuba fut endommagée par les énormes vagues provoquées par un monstre surgi de la mer. Ce monstre, qui cessa d'être actif, se dissout dans la mer et devient une riche source de nutriments pour les fruits de mer, enrichissant l'économie de la ville. Il fut alors appelé Gaea-Tima, le dieu de la fertilité. Une jeune fille nommée Miyako Morino, victime de la catastrophe, fabriqua des poupées Gaea-Tima pour commémorer l'événement, vendues comme souvenirs et devinrent populaires. Cependant, un monstre apparaît dans la ville restaurée de Sukubai pour la première fois depuis dix ans… Les monstres sont-ils ennemis ou alliés de l'humanité ? Alors que le match revanche entre Hibari Esashi, une jeune fille capable de contrôler les monstres, et Tsubagura approche, Geachima reste introuvable. À la veille de l'affrontement décisif, Miyako rencontre un minuscule Geachima en rêve. Quelle sera la réaction de Geachima aux paroles et aux souhaits de Miyako ? Pendant ce temps, Hibari, préparée au combat, nourrit une détermination farouche. Geachima, vaincu par le Tsubagura volant lors de leur première rencontre, déploie des tactiques redoutables. Mais quel sera le sort de l'affrontement décisif entre les deux monstres géants ? L'histoire prend un tournant dramatique par rapport au tome précédent : Morino Miyako et Geachima affrontent désormais Esashi Hibari et Tsubagura … et ce tome est principalement consacré à cette confrontation. Miyako est en proie à un conflit intérieur, incertaine de son destin à combattre aux côtés de Geachima , tandis qu'Hibari, ayant perdu sa sœur à cause des règles du Village des Serpents Funéraires, est obsédée par l'idée d'éliminer Geachima, dompteur de monstres. Le combat acharné entre les deux jeunes femmes et leurs créatures respectives prend une tournure inattendue et connaît une accalmie provisoire, mais au cœur de la bataille, le lien entre Miyako et Geachima se renforce encore davantage. On se rapproche de plus en plus de l'univers de la série Heisei Gamera — comme l'indique le slogan, il s'agit d'un drame de science-fiction explorant le lien entre humains et monstres. Et dès le prochain tome, un nouveau chapitre s'ouvre… on se demande bien ce qui va se passer ensuite ! L'évolution technique du cinquième tome est tout simplement époustouflante. L'utilisation de la couleur dans l'édition Ki-oon n'est pas purement ornementale ; c'est un outil narratif qui souligne les états psychologiques des personnages. Tandis que les combats vibrent d'une palette agressive et saturée, les séquences oniriques où Miyako rencontre une Gaea-Tima miniature emploient des tons pastel et flous qui renforcent la fragilité de leur lien. Cette ressource visuelle est essentielle à la compréhension du dénouement du conflit avec Tsubagura. Il ne s'agit pas d'une victoire fondée sur la force brute, mais sur la communication. Le moment où Gaea-Tima refuse de grandir n'est pas un artifice scénaristique, mais l'expression poignante d'un être qui a fermé son cœur. La capacité de KENT à insuffler une telle expressivité à une masse de muscles et d'écailles, permettant au lecteur de ressentir de l'empathie pour un simple « Bagyawa ! » ou un geste de rejet, témoigne d'une maîtrise de la narration visuelle qui transcende le dessin conventionnel. Les doubles pages consacrées aux combats sont de véritables leçons de rythme ; l’auteur sait parfaitement ralentir le temps pour souligner l’impact d’un coup et l’accélérer pour rendre compte de l’urgence de la poursuite aérienne menée par les forces de défense. Le soin apporté aux textures des monstres, qui semblent munies d’orifices de ventilation comme s’il s’agissait de costumes en latex, est une délicieuse touche méta-narrative qui renforce l’idée du lien entre celui qui porte le costume et la créature. Dans le paysage éditorial français actuel, Great Kaiju Gaïa-Tima occupe une place à part grâce à son audace esthétique. Alors que d'autres titres de monstres géants se limitent à la destruction urbaine, celui-ci s'intéresse à la « Malédiction du Serpent Funéraire » et au passé brutal des personnages. La relation entre Miyako et son kaiju , autrefois un fardeau, s'est muée en un partenariat d'entraide. La scène finale sur la plage au coucher du soleil dans le volume 5, où l'hostilité se mue en reconnaissance, achève un cycle de maturation nécessaire. L'œuvre nous enseigne que protéger une ville est vain si cela implique de réprimer la volonté de ceux qui nous protègent. Pour ceux qui recherchent un récit classique d'action et d'explosions, Great Kaiju Gaïa-Tima pourrait déconcerter par ses moments de fantaisie ou d'humour absurde (comme l'apparition du monstre dans la machine à laver). Pourtant, c'est précisément ce mélange de sérieux et de ridicule qui lui confère son authenticité. C'est un reflet de la vie elle-même : la fin du monde a beau se produire à l'extérieur, les liens se tissent dans le quotidien et dans le silence des rêves. VERDICT-Après avoir déployé toute leur énergie, le combat spectaculaire entre Geachima et Tsubagura semble toucher à sa fin. On dirait qu'ils vont se serrer chaleureusement la main sur la plage au coucher du soleil. Il faut féliciter Kent-sensei pour ses superbes effets spéciaux de kaiju. |