![]() Plate-forme : Bande Dessinée Date de sortie : 15 Avril 2026 Editeur : Développeur : Genre : Bande dessinée Multijoueur : Non Jouable via Internet : Non Test par Nic0078/10 Scénario et dessin : David Sala Même ceux qui lisent rarement, voire jamais, peuvent se représenter ce que le nom de Frankenstein évoque : un monstre hideux, créé par un savant fou qui se lance dans une série de meurtres, le tout dans un univers de nuits orageuses, de châteaux gothiques et de personnages peu engageants à l’accent allemand. Durant ses études en Allemagne, le solitaire Viktor conçoit l'idée de créer un compagnon à partir de morceaux de cadavres : une créature merveilleuse qui couronnerait le progrès scientifique. Il réussit son entreprise, mais recule aussitôt lorsque sa création prend vie et se révèle sauvage, ressemblant davantage à un monstre qu'à un homme. Ce moment est symbolique de leurs deux vies : Frankenstein sombre dans un délire persistant où il se sent puni d'avoir voulu jouer à Dieu, et le monstre quitte son laboratoire, terrifié, pour disparaître dans la nature vierge du sud de l'Allemagne. Pour Viktor, les problèmes ne commencent véritablement qu'avec le meurtre brutal de son jeune frère. De retour auprès de sa famille à Genève, il est profondément convaincu que sa créature monstrueuse est responsable, bien qu'un ami proche soit accusé et finalement exécuté lui aussi. Ces événements font naître chez Frankenstein un profond sentiment de culpabilité et de haine de soi, qu'il projette sur son malheureux animal. Désabusé, Viktor s'aventure dans les Alpes, où il tente de se retrouver. La contemplation des montagnes majestueuses, des forêts sombres, des rivières sauvages et des autres vastes paysages éveille en lui de profondes émotions, inscrivant ainsi Frankenstein, à cet égard, parfaitement dans la lignée de la littérature romantique. VERDICT-Le Frankenstein de David Sala réussit le pari immense de réinventer un mythe que l'on croyait figé. Grâce à son grand format qui donne une amplitude totale à ses peintures, Casterman offre un écrin parfait à ce qui s'impose comme un chef-d'œuvre esthétique. C'est un album puissant, vénéneux et politique,. |