La vallée des oubliées
Plate-forme : Bande Dessinée
Date de sortie : 07 Novembre 2025
Résumé | Test Complet
Editeur :
Développeur :
Genre :
Bande dessinée
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


8/10

Scénario : Pierre Dubois
Dessin : Alain Henriet
Couleurs : Usagi

Clark dit « le foireux » arrive à Sabbath City pour assister impuissant au braquage sanglant de la banque par des membres de son ancienne bande et au massacre du « posse » lancé à leur poursuite. Clark est à son tour abattu puis recueilli par une communauté de femmes. Ces dernières, souvent meurtries par la vie, ont construit un fortin pour se regrouper et se protéger des hommes dans une vallée reculée. Sauvé par leurs bons soins, il fait la connaissance de Scurly, un étrange colporteur, seul lien de la communauté avec l’extérieur. Il décide d’accompagner Clark dans sa quête de vengeance.Pourquoi Clark a-t-il quitté son ancien gang ? Quelles sont les raisons pour lesquelles Scurly lui vient-il en aide?"

Voici un excellent western pour tous les amateurs du genre, 142 planches d’un pur plaisir. L’histoire débute d’une manière classique, un homme cherche à se venger. Mais très vite, cette trame, maintes fois utilisée, va se complexifier pour terminer en un « Fort Alamo ». Le scénariste Pierre Dubois (« Texas Jack ») prend le temps de développer son histoire, le personnage principal se révèle petit à petit. L’action y est très présente et parfois d’une façon très brutale ; ce n’est pas un recueil tout public. En un seul tome, il agrège tous les éléments d’un bon western. La communauté des femmes dans cette vallée oubliée fait penser au grand classique avec Clint Eastwood : les proies et le combat final aux sept mercenaires. Clark, mû par son désir de vengeance et encore jeune et naïf, reste dépendant et influencé par les rencontres qu’il fait. Cela reste néanmoins classique, mais il y a suffisamment de retournements de situation pour maintenir l’intérêt. Graphiquement, cette version se suffit à elle-même. Le dessin réaliste d’Alain Henriet (« Black Squaw ») est extrêmement fin et précis, les décors sauvages sont magnifiques. On  apprécie également sa manière de dessiner les visages. En supplément, un dossier graphique de 16 pages explique la genèse de cet album  qui marque en réalité le début d'un diptyque.

VERDICT

-

Au final, un album pensé comme un film hollywoodien de la grande époque, la censure en moins.

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