Anima : Gate of Memories Arcane Edition
Plate-forme : Nintendo Switch
Date de sortie : 18 Janvier 2019
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Action
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7.5/10

Cette Arcane Edition comprend les jeux Anima Gate of Memories et Anima The Nameless Chronicles, contenant les deux faces d’un même conflit.

Gate of Memories.

Inspiré du jeu de rôle Anima : Beyond Fantasy et du jeu de figurines Anima : Tactics, Anima : Gate of Memories est une production qui a été entièrement financée par Kickstarter et qui a nécessité près de quatre ans de développement. L'histoire raconte la rencontre inattendue entre deux êtres unis contre leur gré : un monstre légendaire et une jeune fille sans passé. Leur vie prend un tournant inattendu lorsqu'ils découvrent qu'ils participent à un événement sinistre et devront y jouer un rôle déterminant. Le monde de Gaïa respecte les codes du genre, avec un aspect fantasy pleinement incarné. Vous incarnez un agent de l'ordre de Nathaniel, une société secrète sous la direction de Romeo Exxet, qui a pour vocation de combattre les menaces surnaturelles pesant sur le royaume. "Bearer" (la jeune fille) est la "Porteuse de Calamité". Elle se déplace avec un livre contenant Ergo Mundus (le monstre), et peut échanger sa place avec lui à n'importe quel moment. Votre objectif est de retrouver la relique nommée "Le Byblos", le livre des prophéties, qui été dérobé par un agent de vos rangs.

Chaque protagoniste dispose de pouvoirs spécifiques, mais il aurait été agréable de retrouver un court tutoriel pour découvrir les compétences offertes par chaque personnage. Là, le jeu vous lâche directement dans le bain, dans la tour d'Arcane, et la progression demeure assez linéaire. Comme un Devil May Cry par exemple, vous avancez de salles en salles, résolvez quelques puzzles et accédez à un boss. Pour le vaincre, il suffit de comprendre sa rotation d'attaque et de mouvement, puis de lancer la bonne attaque au moment clé. En cas d'erreur d'appréciation, les dégâts infligés par l'ennemi peuvent représenter la moitié de la barre de vie. Au fil de la progression, vous gagnerez de l'expérience et des niveaux en tuant les ennemis. Chaque personnage dispose de son propre arbre de techniques de ki et de pouvoirs magiques, et ils peuvent également être équipés de deux objets et de deux armes qui augmentent leurs statistiques de combat et de défense.

The Nameless Chronicles.

Vous jouez le rôle d'une entité immortelle qui est destinée à parcourir le monde à jamais et à le protéger du mal. Cette partie offre un monde riche rempli de monstres et de méchants et la quasi-totalité du jeu se déroule à la Porte des souvenirs, une autre dimension. Ne vous attendez donc pas à beaucoup marcher dans le monde réel. Le décor est très étrange et déroutant, mais si vous savez dans quoi vous vous engagez, vous passerez un bon moment. Vous êtes le Sans Nom mais les choses n'ont pas toujours été ainsi. Après avoir marché un moment à la porte des souvenirs, vous entrez dans un petit village de pêcheurs que vous reconnaissez. Si vous ne faites pas attention, vous ne comprendrez peut-être pourquoi vous avez franchi une porte de la Porte des souvenirs pour vous retrouver dans un manoir de marionnettes ou dans une cathédrale en feu. Ça peut être bizarre. Le système ressemble beaucoup à la première partie. En gros, chaque niveau vous rapporte deux points de compétence à dépenser dans l'arbre dédié. Il y a une grande variété de compétences utiles, mais elles ne sont ni énormes ni compliquées car le niveau maximum n'est que de seize. Il y a beaucoup de mouvements différents à effectuer, vous êtes donc libre d'utiliser votre propre style de combat. Le système de combat est incroyablement lisse et vous pouvez attaquer vos ennemis à distance, esquiver des attaques ou utiliser des attaques à distance en un clin d'œil.

Heureusement, The Nameless Chronicles présente une quantité vertigineuse de boss et une grande variété d'ennemis. Ce n'est pas un long parcours, mais il regorge d'adversaires inédits dans presque chaque nouvelle région visitée. Vous devez rester sur vos gardes car chaque nouveau chef a des schémas d'attaque différents des précédents. La première moitié de la campagne n’est pas trop difficile, mais le reste de la partie devient plus problématique. Vous pouvez également accomplir quelques activités optionnelles, mais il n'y a pas vraiment beaucoup de contenu optionnel (comme on peut s’y attendre dans un jeu de cette taille). Les objets sont éparpillés autour de vous pour vous permettre de découvrir que ceux-ci sont principalement des consommables, des artefacts pouvant être équipés et des armes. Il y a un chef secret et une fin secrète aussi, mais le boss secret est redoutable. Quoi qu’il en soit, il existe également quelques autres activités. Vous y trouverez le souvenir d'un grand inventeur (Gaudemas) qui créera un objet puissant si vous lui apportez des matériaux. Dans la zone de la cathédrale, vous pouvez même jouer à un mini-jeu de combat avec quatre segments, chacun d'entre eux offrant une récompense.

Une réalisation à la hauteur ?

Évidemment, l'aspect technique n'est clairement pas à la hauteur des productions actuelles, avec un budget de près de 100.000€, il était évident que Anima ne rivaliserait avec les ténors du genre. Le graphisme est généralement très sombre et terne, les textures s'avèrent limitées, et les environnements moins vastes qu'escomptés. En revanche la direction artistique s'en sort avec les honneurs. La prise en main rappelle les Devil May Cry mais avec un arbre de talent en plus. On pourra toutefois regretter le manque de profondeur des commandes, un système de ciblage peu précis, une caméra qui a parfois du mal à suivre l'action, ou encore les temps de chargements effroyablement lents. Heureusement, la sauvegarde est automatique pour sa part. Le portage sur Switch s'est bien déroulé, il est vrai que le jeu n'était déjà pas très exigeant à la base.

La durée de vie réserve environ une bonne trentaine d'heures de jeu pour accomplir les deux épisodes, un score très correct compte tenu du prix de vente affiché (29,99€). Signalons d'ailleurs que dans cette édition physique, la cartouche est accompagnée d'un manuel papier et de la bande son sur disque. Les fans de la série Anima pourront également compter sur un large choix d'objets à accumuler, et grâce à un système de choix, le titre intègre différents épilogues à débloquer. La musique est vraiment belle et colle parfaitement à l'univers gothique rencontré, en revanche les bruitages manquent singulièrement d'entrain. Les doublages anglais s'en sortent bien et la traduction française est assez efficace, avec même des jeux de mots amusants.

VERDICT

-

Anima : Gate of Memories Arcane Edition est un jeu indépendant très sympathique et la preuve que l'on peut encore sortir des jeux d'action localisés en français avec un budget restreint. Cette production ibérique se révèle très fidèle à la série dont elle est tirée, et affiche une narration bien troussée. Certes, des problèmes techniques se font sentir, et le jeu demeure globalement très sombre, mais le gameplay et l'atmosphère affichée invitent au voyage, d'autant plus à ce tarif raisonnable.

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