Resident Evil 4
Plate-forme : Nintendo Switch - PlayStation 4 - Xbox One
Date de sortie : 21 Mai 2019
Résumé | Test Complet | Images | Actualité
Editeur :
Développeur :
Genre :
Action/Aventure
Multijoueur :
Non
Jouable via Internet :
Non
Test par

Nic007


7/10

Inaugurant un tournant pour la franchise Resident Evil, ce jeu se concentre sur les événements suivant la dissolution d'Umbrella.

Rappel des faits.

Umbrella Corporation n'existe plus. Un missile nucléaire a en effet détruit Raccoon City, et les actions de la compagnie spécialisée dans les armes biologiques ont dès lors chuté drastiquement en bourse. Elle a fait faillite peu après. Resident Evil 4 débute six ans après le précédent volet. Une brève cinématique d'introduction nous présente Léon S. Kennedy, un des personnages principaux de Resident Evil 2. Il est accompagné par deux policiers, et il débarque dans un village peu rassurant. Pourquoi est-il là ? En réalité, la fille du Président des États-Unis a été enlevée, et votre objectif sera naturellement de la secourir.

Après quelques minutes de jeu, nous savons que nous sommes en Espagne vu la langue et la monnaie utilisée. Mais Léon rencontre quelqu'un, qui lui présente la photo d'Ashley. Surprise, l'homme tente de tuer Léon. Ce dernier n'a pas d'autre choix que de l'éliminer. Mais que se passe t-il donc ici ? Un zombie ? Non pas vraiment à première vue. Il est temps de sortir nos jumelles et d'observer les villageois. Ils semblent comme envoûtés et font preuve d'une intelligence certaine. Ils attaquent très souvent en groupe, et vos munitions sont hélas, très limitées. En plus de cela, ils s'organisent très rapidement, parlant entre eux en espagnol (tendez l'oreille) et étant très sournois.

Un système de combat proche du cinq.

Intégralement en 3D temps réel, Resident Evil 4 reprend un schéma très proche de Resident Evil 5. La caméra est collée à l'épaule de votre personnage, et les déplacements sont beaucoup plus évidents que dans les épisodes PSOne. 3D oblige, le système de tir est très efficace. Vous pouvez tirer n'importe où désormais (un viseur est présent à l'écran) et la localisation des dégâts est très poussée. Les tirs à la tête sont toujours aussi efficace, et il n'y a pas de censure alors c'est parfois très gore. Enfin méfiez vous quand même, car quelques fois vous pourriez voir de drôles de bêtes sortir du coup des ennemis ....

Quand un ennemi est sonné, vous pouvez donner un coup de pied en appuyant sur X. L'action apparaîtra à l'écran. Il est également plus facile de se dégager en cas de contact avec le méchant. Des écrans fixes vous apprendront au fil de la partie les nouvelles possibilités. Attention aux personnes ayant une tronçonneuse ! Ils vous touchent et c'est la décapitation assurée. Résistant en plus ces sales bêtes et vous n'êtes pas à l'abri d'autres surprises surprises. Plus tard quand vous aurez trouver Ashley, il faudra repousser la menace, et la protéger. Heureusement, il sera possible de la cacher dans certaines malles.

Argent, trop cher ...

A quoi sert donc l'argent récupéré dans la partie ? A acheter ou améliorer des armes. Peu de temps après le commencement du jeu, vous entendrez un personnage (en anglais) qui vous appelle. Il s'agit plus exactement d'un vendeur ambulant, que vous retrouverez à plusieurs endroits précis. D'ailleurs en utilisant le menu, la carte apparaîtra et vous verrez son emplacement, mais aussi où il faut se rendre, et où se trouvent les machines à écrire. Il est possible de lui revendre certains trésors également. Cependant je vous conseillerai d'être extrêmement prudent dans vos dépenses. Certaines armes peuvent être récupérées facilement dans le jeu si vous ouvrez l'œil.

Fini les rubans encreurs ! Il est possible de sauvegarder avec n'importe quelle machine à écrire et autant de fois qu'il le faudra. On décèle des points de contrôles également. En général après le logo Chargement, soit à chaque changement de salle, la console mémorise votre position. La progression est naturellement enregistrée sur le disque dur.

Et techniquement ? 

Graphiquement parlant, Resident Evil 4 impose toujours son style. Le jeu demeure riche et détaillé, les environnements ont chacun leur personnalité et l'ambiance est excellente. Même si la conversion s'est contentée du minimum syndical (lissage des textures, passage en 1080p), le titre demeure plutôt agréable visuellement, et s'avère très similaire aux versions PS4/Xbox One sorties en 2016. Dans le détail, le jeu tourne en 900p sur le dock (600p en nomade) et l'aliasing s'avère un peu plus présent que sur les consoles plus puissantes. Sur le plan de l'animation, le titre reste dans la lignée de RE5, et se montre très fluide en toutes circonstances. Rappelons que Léon a la possibilité de courir pour échapper à ses assaillants. RE4 est très facile à prendre en main, et même si le gameplay a pris un petit coup de vieux, on retrouve rapidement ses réflexes. Le framerate grimpe cette fois à 60 fps (plus ou moins constants), à l'exception des animations de rechargement de l'arme et des cinématiques toujours bloquées en 30fps. A noter également l'intégration de nouveaux schémas de jouabilité pour rendre le jeu plus accessible. Mais Switch oblige, il aurait été très agréable de retrouver les motion control qui étaient si efficaces dans la mouture Wii. Capcom explique cette absence par le fait que cette mouture est un portage de l'édition PS4 et non de l'édition Wii, et qu'il aurait fallu la retravailler pour ajouter des contrôles de mouvements.

Musicalement, c'est très flatteur une fois encore. Des musiques très adaptées dont certaines sont des remix d'un autre jeu Capcom, à savoir PN 03. En général elles s'accordent à la situation. Quand le rythme s'accélère, vous pouvez être certain qu'un danger est en approche.  La durée de vie est très élevée pour un jeu du genre : Une vingtaine d'heures en moyenne, voire plus si vous visitez toute la carte du jeu. C'est énorme pour un Survival Horror, surtout que cette version intègre les suppléments apparus sur PS2, c'est à dire les Separate Ways, les missions bonus avec Ada Wong. Cette mouture Switch a pourtant deux autres écueils à constater : Le prix de vente est clairement abusé (30€ contre 20€ sur les autres supports) et il n'y a pas non plus de version physique du jeu à se mettre sous la main.

  

VERDICT

-

Ayant marqué la véritable renaissance de la saga sur consoles, Resident Evil 4 demeure l'un des meilleurs épisodes de la franchise. Cependant, cette mouture Switch perd de précieux points en supprimant les motion control qui étaient pourtant très efficaces dans la version Wii (et facilement transposables avec les Joy-Con), sans compter le prix de vente bien trop élevé pour séduire un large public. Si vous en faites abstraction, vous retrouverez un titre dont le portage est un peu léger par endroit, mais un jeu qui n'a en rien perdu ses qualités d'antan.

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